La Broncho-Pneumopathie Chronique Obstructive


LA BPCO c’est la Broncho-Pneumopathie Chronique Obstructive

La BPCO est une maladie caractérisée par une obstruction permanente et progressive des bronches

Dans 90 % des cas, elle est la conséquence d’un tabagisme. D’autres polluants peuvent être en cause dans 10 % des cas : il s’agit souvent de polluants d’origine professionnelle dont il faut savoir se protéger individuellement et collectivement pour éviter l’apparition de la maladie. Quelque soit la cause, la maladie facilite la survenue d’infections respiratoires qui vont aggraver encore l’état des bronches déjà enflammées.

La BPCO est une maladie sournoise

Elle commence habituellement par une toux plus ou moins productive de crachats et par la répétition de bronchites hivernales. On a tendance, au début, à trouver cela très banal et c’est sans doute pour cela que 2/3 des malades ignorent qu’ils en sont atteints. Il est important de souligner que la maladie peut se présenter initialement avec un simple essoufflement ou des bronchites trainantes à répétions qui représentent de véritables signes d’alertes.

La BPCO est une maladie très fréquente

Elle frappe environ 3,5 millions de français. Elle oblige 100 000 d’entre eux à vivre avec un traitement par oxygène. Elle tue, en France, près de 16 000 personnes par an. Elle sera, en 2020, la 3ème cause de mortalité dans le monde. En Haute-Normandie, il y a  une augmentation de la fréquence des BPCO de 14 % par rapport à la moyenne nationale.

La BPCO est une maladie potentiellement grave

Elle peut évoluer vers un handicap respiratoire qui est le témoin d’un manque d’oxygène dans le sang. On parle alors d’insuffisance respiratoire chronique. L’essoufflement qui survient d’abord à l’effort, finit par être présent même au repos. Les mesures du souffle se détériorent, la qualité de vie également. Il est souvent nécessaire de faire appel à ce stade à un traitement par oxygène.

Pour éviter cette évolution vers un handicap respiratoire sévère

il est important de poser très tôt le diagnostic. Ce repérage précoce est facilité par le recours possible à des examens respiratoires simples. Il permettra de ralentir l’évolution de la maladie, de diminuer les symptômes et d’améliorer la qualité de vie. Outre l’arrêt indispensable du tabac, un diagnostic précoce conduira à proposer un traitement. Ce traitement fait appel à des bronchodilatateurs, à des corticoïdes inhalés mais aussi à la kinésithérapie respiratoire et au réentraînement à l’effort. Au stade d’insuffisance respiratoire, le recours à l’oxygéno thérapie est parfois indispensable.