Halte aux moisissures


Nous espérons que cet article paru dans  le_parisien_17_fevrier_2011, vous incitera à solliciter l’intervention de la Conseillère Médicale en Environnement Intérieur qui pourra vous apporter une aide décisive dans ce domaine. N’hésitez pas à en parler à votre médecin. Vous trouverez également ce lien vers un article du Moniteur sur l’air intérieur : l’émergence de l’efficacité énergétique accroît le risque sanitaire.




L'utilisation de répulsifs anti-moustiques peut-il aggraver un asthme ?


Une étude rapportée par le BEH (bulletin épidémiologique hebdomadaire) recensant les cas d’expositions accidentelles aux répulsifs anti-moustiques n’a pas rapporté de cas de crise d’asthme grave. Il s’agissait d’une crise d’asthme modérée après utilisation de répulsifs à base de DEET , EHD , IR3535, KBR souvent associés à des terpènes. Un asthme bien équilibré ne risque pas déclencher une crise lors de l’utilisation de répulsifs anti-moustiques.

Source : Philippe Saviuc (psaviuc@chu-grenoble.fr)1, Robert Garnier2, Amandine Cochet3, pour le Comité de coordination de toxicovigilance. Expositions par répulsifs antimoustiques enregistrées par les Centres antipoison et de toxicovigilance, France, 2000-2006. BEH 10 juin 2008 /n° 23-24

 




Les catégories de polluants gazeux intérieurs à risques


L’Observatoire de la qualité de l’air intérieur (OQAI) (3) identifie quatre catégories de polluants gazeux à risques :

  • Composés organiques volatils : l’exposition découle de l’émission par des matériaux de construction, de décoration, des produits d’entretien, des désodorisants et parfums d’ambiance, des meubles, ainsi que le tabac.
  • Particules présentes dans les fibres minérales artificielles (particules fines de moins de 10 microns ou PM 10).
  • Microbiologiques (allergènes d’animaux, bactéries, champignons, moisissures.) Humidité.

Il considère 7 substances « hautement prioritaires » : formaldéhyde, benzène, acétaldéhyde, particules, radon, ester de phtalate (DeHP) et dichlorvos.

D’ores et déjà, les études démontrent un risque avéré d’exposition :

  • Au formaldéhyde, classé cancérogène pour les muqueuses nasales et respiratoires par le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), correspondant de l’OMS. C’est également un irritant et un allergène. Il est utilisé dans les moquettes, isolants, papiers peints, bois agglomérés, tissus neufs et meubles en matières synthétiques, certaines peintures, cires, vernis et produits d’entretien.
  • Aux COV : le benzène aux effets cancérogènes, les terpènes, irritants et allergènes.
  • Aux éthers de glycols des séries E et P, également présents dans de nombreux produits de consommation courante (cosmétiques, produits d’entretien, peintures) sont en cause au titre de leur toxicité sur la fertilité tant féminine que masculine, malformations fœtales, toxicité sanguine et rénale.

Source: Qualité de l’air intérieur. L’UFC-Que Choisir exige des pouvoirs publics des mesures protectrices des consommateurs




Le danger des désodorisants d'intérieur


La très connue et sérieuse revue Que Choisir attire l’attention sur l’utilisation nocive de désodorisants d’intérieur qui peuvent engendrer une gène respiratoire ou des crises d’asthme.

Sur 39 produits testés et dans les quels des substances allergisantes ou cancérigènes ont été recherchés seuls 9 sont acceptables. Tous les autres dégradent trop fortement l’atmosphère du domicile pour être utilisés. Les encens sont à bannir car ils produisent du benzène et du formaldéhyde tous deux cancérigènes.

Certains bâtons d’encens émettent par exemple 221 µg/m3 (microgrammes par mètre cube d’air) de benzène (soit 110 fois plus que le seuil recommandé par un arrêté de 2002), 1251 µg/m3 de phtalates et 69 µg/m3 de formaldéhyde (pour un seuil recommandé par l’OMS de 10 µg/m3) ! Attention aussi à certains vaporisateurs (senteur muguet), ils chargent l’air de 4 655 µg/m3 de COV (Composés Organiques Volatiles) parmi lesquels des allergènes et des perturbateurs endocriniens alors qu’au delà de 200 µg/m3, l’air ambiant n’est plus considéré comme sain par l’EPA (l’Agence de Protection de l’environnement américaine).

Pour les chambres d’enfants, il semble préférable de ne pas se servir d’aérosols, d’huiles essentielles ou d’encens. Les diffuseurs prêts à poser seraient les produits les moins polluants.

Source : Que choisir
Mise à jour de la page 202/10/2010




Comment éviter les substances favorisant l'asthme au moment de faire la chambre de son enfant ?


Il n’est pas aisé de bien s’informer sur les composants toxiques qui peuvent altérer l’atmosphère de la chambre d’un enfant et engendrer des crises d’asthme. Il est encore moins facile de trouver les substances pour peindre ou revêtir les murs, les meubles dépourvus de composants toxiques. L’article paru dans Le Monde en ce début d’année 2009 vous aide à faire de bons choix.

Des chambres qui respirent (Le monde 01/01/2009)

 

maison « Nos maisons sont polluées, affirme Alix LefiefDelcourt, co- auteur de Bébé Bio (éditions Leduc. S). »Au moins autant que l’air que nous respirons à l’extérieur. »  Parmi les polluants les plus toxiques : le formaldéhyde, le plus connu des composés organiques volatils (COV) classé cancérigène par le Centre international de recherche sur le cancer. Présent notamment dans les bois agglomérés et contreplaqués, Ce gaz favorise les crises d’asthme, les maux de tête, les douleurs abdominales et les nausées. Attention également au benzène, radon, dioxyde d’azote et bien sûr aux acariens et autres bactéries ou moisissures souvent présents dans les intérieurs. Aménager une chambre d’enfant saine et écologique relève-t-il de la mission impossible ? Non, même si l’aventure ressemble parfois au parcours du combattant. « Depuis deux ans, le choix de meubles sains s’est beaucoup élargi et l’on trouve de plus en plus de modèles « jeunes » et qui ne dégagent pas de substances toxiques », affirme Mme Bullat. Le bio est entré dans l’air de la maison et du design. « Du mobilier aux produits pour le bain, des vêtements aux jouets, l’heure est au naturel « , déclarent Caroline Bombrun et Katia Figura, qui s’apprêtent à ouvrir un café-boutique consacré à la petite enfance et orientée produits et matériaux écologiques à Paris. » Une chambre bio, ça commence par un sol bio », rappelle Mme Lefief-Delcourt.Une maison écologique est une maison qui respire L’expression ressemble à un slogan. Son auteur, Corinne Bullat, est décoratrice, spécialisée dans les chambres d’enfants et vient de publier « Une chambre d’enfant saine et écologique » (éditions Ulmer). « C’est un peu une troisième peau dans laquelle on aime s’envelopper », poursuit-elle. Prière, donc, de choisir des matériaux issus de la nature, recyclables et qui demandent peu de transformation pour composer la chambre de son enfant. Bannir les peintures, revêtements, colles et autres vernis bourrés de substances toxiques vendus en grande surface et dans les magasins de bricolage.
travaux maison 2
  • Proscrire les parquets laminés prêts à poser constitués de panneaux composites collés et plein de polluants. Mieux vaut opter pour un parquet massif, un linoléum ou une moquette végétale en jonc de mer, coco ou sisal… et une colle écologique, exempte de solvants nocifs et de formaldéhyde.
  • Autres revêtements à éviter, le papier peint et la colle prévue pour le poser, souvent infestés de Composés Organiques Volatils (COV), les peintures classiques à l’eau ou les lambris. On trouve quelques papiers peints écolos (Graham & Brown…) ou fabriqués avec de la balle de céréales (papier ingrain). Privilégier les revêtements en fibres naturelles et les peintures naturelles, quitte à les mélanger avec des pigments naturels. « A qualité égale, elles ne sont pas plus chères que les peintures industrielles », assure Mme Bullat. Parmi les marques phares : Biofa, Auro et Leinos. A ne pas confondre avec les peintures certifiées NF Environnement qui sont moins polluantes que les peintures traditionnelles mais ne sont pas de vraies peintures écologiques.
  • Quant à l’ameublement, la même vigilance s’impose. S’il n’existe pas de label certifiant les meubles bio, certains fabricants de meubles pour enfants ou artisans utilisent des bois bruts labélisés, des peintures et des lasures naturelles. Là encore, préférer les meubles en bois massif qui ne dégagent pas de substances nocives. La marque allemande Pinolino propose des produits en bois massif certifié avec laques écolos et peintures non toxiques. Wordland, autre allemand, propose des lits et des stations de jeux en bois écolo, mais vérifier le contenu des peintures. Pic-Epeiche a quelques modèles de lits en bois brut éco géré.
jeune homme faisant des travaux Globalement, prévoir un budget supérieur à celui nécessaire dans la grande distribution, mais cela vaut la peine. Opter pour les lits modulables ou évolutifs permet de rentabiliser l’investissement de départ. On en trouve à partir de 300 euros.Autre alternative, les meubles en carton. Depuis 2006, Carton Design conçoit et fabrique artisanalement des séries de meubles pour les enfants de 3 à 6 ans : bureau, chaise, tabouret, valet de chambre, bibliothèque rose Chammalow, vert granny-smith, violet. Un concept qui séduit de plus en plus de parents et de professionnels. Pour les nouveau-nés, Kids Gallerycommercialise un berceau en carton recyclable.Mais que le lit soit en bois ou en carton, il est préférable d’opter pour un matelas naturel en coton, laine, latex ou coco. Même précaution pour les draps, les couettes et les doudous. « Un enfant allergique ne sera jamais aussi bien que sous une couette en soie », précise Mme Bullat.

 

Certains labels permettent de faire le tri :

  • Pour le bois, le FSC (Forest Stewardship Council) et le PEFC (Programme de reconnaissance des certifications forestières) assurent que le bois vient de forêts gérées durablement.
  • Pour les peintures et les vernis, le label NF Environnement garantit l’absence de métaux lourds comme le plomb, l’arsenic ou le mercure et des taux limités de COV. Mais il n’existe aucun label « peinture écologique » et la plupart des produits vendus en grande distribution et les magasins d’ameublement n’ont pas encore pris en compte cette dimension bio ou éco-responsable.

« Si on sait assez bien construire des maisons éco-respectueuses, on est encore très loin pour tout ce qui concerne l’aménagement du logement »
regrette Isabelle Stanislas, architecte DPLG et intérieur.

Mise à jour de la page 02/10/2010