Le danger des désodorisants d’intérieur

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La très connue et sérieuse revue Que Choisir attire l’attention sur l’utilisation nocive de désodorisants d’intérieur qui peuvent engendrer une gène respiratoire ou des crises d’asthme.

Sur 39 produits testés et dans les quels des substances allergisantes ou cancérigènes ont été recherchés seuls 9 sont acceptables. Tous les autres dégradent trop fortement l’atmosphère du domicile pour être utilisés. Les encens sont à bannir car ils produisent du benzène et du formaldéhyde tous deux cancérigènes.

Certains bâtons d’encens émettent par exemple 221 µg/m3 (microgrammes par mètre cube d’air) de benzène (soit 110 fois plus que le seuil recommandé par un arrêté de 2002), 1251 µg/m3 de phtalates et 69 µg/m3 de formaldéhyde (pour un seuil recommandé par l’OMS de 10 µg/m3) ! Attention aussi à certains vaporisateurs (senteur muguet), ils chargent l’air de 4 655 µg/m3 de COV (Composés Organiques Volatiles) parmi lesquels des allergènes et des perturbateurs endocriniens alors qu’au delà de 200 µg/m3, l’air ambiant n’est plus considéré comme sain par l’EPA (l’Agence de Protection de l’environnement américaine).

Pour les chambres d’enfants, il semble préférable de ne pas se servir d’aérosols, d’huiles essentielles ou d’encens. Les diffuseurs prêts à poser seraient les produits les moins polluants.

Source : Que choisir
Mise à jour de la page 202/10/2010