L’hyperréactivité bronchique

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Votre médecin ou pneumologue vous parle d’une possible hyperréactivité bronchique pour expliquer votre gène respiratoire et de test à réaliser pour la mettre en évidence.

Alors qu’est ce que hyperréactivité bronchique ?

Il s’agit d’une réaction de la paroi des bronches avec un resserrement non pas à cause d’une allergie mais en rapport avec des causes physiques comme l’effort ou des produits pharmacologiques. Elle se rencontre chez presque tous les asthmatiques mais aussi chez les personnes porteuses d’une bronchite chronique obstructive ou d’une rhinite allergique.

L’inflammation bronchique peut ne pas être ressentie chez certaine patients porteurs d’une rhinite allergique. Les tests mettant en évidence cette hyperréactivité bronchique sont alors intéressants à pratiquer. Comment mettre en évidence cette hyperréactivité bronchique ? Il faut prouver la fermeture des bronches par certains tests: Un test simple consiste à mesurer la diminution d’au moins 20 % du volume expiré en une seconde (VEMS) après avoir respiré des doses croissante de métacholine. Bien sûr, en médecine tout n’est pas net que cela et il est possible d’avoir un test à la métacholine normal tout en étant asthmatique. Pour certaines professions pour lesquelles le diagnostic d’asthme doit être formellement exclu comme les pompiers, les militaires ou les plongeurs sous scaphandre d’autres tests sont mis en œuvre. Pour prouver l’asthme induit par l’effort, en fait par l’hyperventilation induite par l’effort physique, on ne peut de contenter d’une baisse de VEMS de 10 à 15 %. Même si des signes comme la toux ou des sibilants accompagnants ou faisant suite à l’effort sont très évocateurs d’hyperréactivité bronchique et font penser un asthme induit par l’effort présent chez 70 à 80% des personnes asthmatiques, il arrive que le test à la métacholine soit négatif. Dans ce cas, il est possible chez l’adulte de pratiquer un test en laboratoire pendant 8 mn sur bicyclette ergométrique. La baisse de 15 % du VEMS signifie la présence d’une hyperréactivité bronchique induite par l’exercice.

La réalisation des ces tests ne peuvent se faire que si:

  • la fonction respiratoire est stable,
  • le VEMS n’est pas diminué de 25 à 30 % par rapport à la normale du patient,
  • il n’a pas eu d’accident vasculaire cérébral ou d’infarctus dans les trois mois qui précèdent,
  • le patient se sent capable de réaliser cet examen.

L’hyperréactivité bronchique, qui accompagne l’asthme induit par l’effort par exemple, nécessite certains examens pour être prouvée surtout dans certains cas comme les sportifs.

Sources : Test de provocation bronchique. Le Généraliste N° 2514. – Valdesoiro L et al. Allergic rhinitis and bronchial hyperreactivity. Allergol Immunopathol (Madr). 2004 Nov-Dec;32(6):340-3