L’Inserm identifie une molécule responsable de l’asthme allergique

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Les travaux d’une équipe de l’Inserm de l’Université de Nice pourraient amener au développement de nouveaux traitements contre l’asthme. Pour la première fois en effet, ces chercheurs ont mis en évidence une molécule déterminante dans le développement de l’asthme allergique. « Chez les patients asthmatiques, certaines cellules immunitaires (les lymphocytes T) qui assurent normalement la défense de l’organisme, s’accumulent dans les poumons », explique le site Doctissimo à partir de ces travaux publiés le 1er novembre dans la revue Nature Medicine. « Or cette accumulation est justement à l’origine des symptômes de l’asthme : toux, sifflements dans la poitrine, gêne respiratoire ou oppression thoracique. Les chercheurs de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) ont analysé les poumons de souris asthmatiques. Ils ont découvert une molécule (CX3CR1) qui permet le maintien des lymphocytes T dans les poumons et provoque ainsi l’apparition de l’asthme ». Les chercheurs niçois sont aussi convaincus que de nouveaux médicaments qui bloqueraient l’expression de la molécule « CX3CR1″ et qui pourraient être administrés sous forme d’aérosols à des patients allergiques, contribueraient à éviter le développement de l’asthme.

Jean-Pierre Largillet, le 05 novembre 2010 – Sources Webtimedias